À propos du groupe Arti

Le Hamilton Arts Council a créé ce carrefour numérique afin d’améliorer l’accès à la scène artistique régionale et d’en faciliter la découverte. Le Groupe Arti offre une solution durable aux défis constants de communication et de promotion qui ont été amplifiés par la pandémie, et joue aussi un rôle critique dans la reprise et la croissance à long terme du secteur des arts. Les artistes et les organisations artistiques peuvent y partager leurs œuvres et explorer les possibilités de collaboration. Et les amoureux et amoureuses des arts peuvent découvrir les offres culturelles et artistiques – le tout sur un seul site central!

Pourquoi le Groupe Arti?

En 1959, la Ville de Hamilton avait réservé 75 000 $ pour acquérir des œuvres d’artistes de la région, œuvres qui seraient exposées en permanence dans le nouvel hôtel de ville sur la rue Main. Un appel de soumissions pour des peintures avait été publié, tandis que six sculpteurs de la Société des sculpteurs du Canada avaient été choisis personnellement pour soumettre des œuvres. Elizabeth Holbrook avait été invitée à soumettre une œuvre, mais un Torontois d’origine et vice-président de la Société des sculpteurs du Canada, E.B. (Elford Bradley) Cox, remporta le concours. Les nombreuses peintures et sculptures de la liste de soumissions furent exposées à la Galerie d’art de Hamilton plus tard cette année-là — et firent l’objet de critiques considérables de la part du public qui ne comprenait pas les mouvements modernistes en montre. Le maire Lloyd Jackson avait alors déclaré : « Les gens de cette ville ont fait part de leur opinion de façon très claire, ils ne veulent pas faire partie de cet art moderne... On ne peut pas laisser un groupe d’artistes nous diriger. » (Women’s Art Association: The First 100 Years, 66) Cette critique a forcé le conseil municipal à renoncer à sa promesse d’acheter et d’exposer les œuvres d’art sélectionnées dans le nouvel immeuble, ce qui a poussé tous les artistes offusqués à réagir fortement. Lors d’une entrevue accordée au journal The Hamilton Spectator, Holbrook avait déclaré : « J’ai l’impression d’être la dernière artiste de Hamilton en colère. Peut-être devrions-nous nous joindre à un syndicat pour nous protéger. » (Women’s Art Association: The First 100 Years, 66)

Référence : Bâtir des patrimoines culturels (Building Cultural Legacies)

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